Dillard's Inc. a annoncé une hausse de 34 % de son bénéfice net au deuxième trimestre, clos le 1er août, une progression portée en grande partie par des remboursements de droits de douane. Sur cette période de 13 semaines, le résultat net s'est établi à 97,7 millions de dollars, contre 72,8 millions de dollars un an plus tôt, soit 6,25 dollars par action contre 4,66 dollars auparavant.

Des remboursements qui dopent la marge

Les ventes totales au détail ont progressé de 1 % sur la période, à 1,46 milliard de dollars selon WWD — Retail Dive évoque pour sa part des ventes au détail, hors activité de construction, en hausse de moins de 1 % à 1,5 milliard de dollars, avec des ventes comparables en progression de 1 %. La marge brute a atteint 40,9 % des ventes, contre 38,1 % un an plus tôt. Les remboursements de droits de douane — 37,2 millions de dollars avant impôt, 28,4 millions après impôt, selon WWD — ont fourni, selon Retail Dive, 260 des 280 points de base de cette progression.

Le directeur général William T. Dillard 2nd a indiqué que l'enseigne avait terminé le trimestre avec plus de 1,2 milliard de dollars en liquidités et placements à court terme, après avoir remboursé 96 millions de dollars de dette. Par catégorie, les ventes ont progressé significativement en accessoires et lingerie femme, modérément en maison et mobilier, et légèrement en chaussures, habillement homme et cosmétiques, tandis qu'elles reculaient modérément en vêtements junior, enfant et femme.

Résilience du consommateur, prudence sur les stocks

Le PDG William Dillard a estimé que « notre hausse de 1 % des ventes traduit un consommateur relativement résilient ». La progression des ventes comparables a dépassé les attentes des analystes d'UBS, qui prévoyaient des ventes stables, alors que l'analyse de l'UBS Evidence Lab a constaté des remises stables sur un an. Selon des recherches de GlobalData, Dillard's a par ailleurs gagné des parts de marché face à ses concurrents grands magasins.

Neil Saunders, de GlobalData Retail, a jugé les ventes « pas spectaculaires » mais « solides », saluant « les dirigeants de Dillard's [qui] sont de bons gestionnaires de l'entreprise. Leur approche stable ne produit pas toujours des chiffres spectaculaires, mais elle assure la stabilité qui soutient l'économie de l'activité et leur donne une longévité dans un commerce en pleine disruption. » L'analyste a toutefois relevé un léger recul du volume d'achats dans des catégories à forte fréquence comme l'habillement féminin, attribué selon lui à une réduction modeste des dépenses globales plutôt qu'à une perte de clientèle au profit d'autres enseignes.

L'inventaire de fin de trimestre était en hausse de 5 % sur un an. Pour Neil Saunders, l'équilibre entre l'offre et la demande reste un point que Dillard's devra surveiller attentivement à l'approche de la seconde moitié de l'année.