Maquilleur·se : le métier, le salaire et les offres
2 offres disponibles · fiche mise à jour en août 2026
Le maquillage est le geste le plus visible de la beauté et le plus difficile à vendre : il se juge en trente secondes, devant un miroir, par quelqu'un qui se regarde. Deux métiers portent pourtant ce nom, et ils ne relèvent ni des mêmes employeurs ni des mêmes conventions.
Deux métiers sous le même mot
Le maquilleur·se de BEAUTÉ travaille en parfumerie, en institut, sur un corner ou en boutique de Maison. Le maquillage y est un service, souvent gratuit, dont la finalité est commerciale : faire essayer, faire aimer, faire acheter. La performance se mesure en vente, et la relation client compte autant que la main.
Le maquilleur·se ARTISTIQUE, lui, exerce sur les tournages, les défilés, les shootings et le spectacle vivant. Le statut y est le plus souvent intermittent ou indépendant, les rémunérations relèvent d'autres branches, et la carrière se construit sur un book et un réseau plutôt que sur une grille.
Cette fiche traite du premier, parce que c'est celui que recrutent les Maisons de beauté, et parce que c'est le seul dont une convention collective chiffre le poste. Confondre les deux conduit à comparer des chiffres qui ne décrivent pas le même travail.
Combien gagne un·e maquilleur·se en beauté
La convention de l'esthétique, cosmétique et parfumerie (IDCC 3032) est la seule à nommer ce métier dans sa grille : le coefficient 200 vise explicitement le·la maquilleur·se, à 1 995 € bruts mensuels minimum depuis le 1er juin 2026.
Ce coefficient est le septième de dix. Il situe donc le maquillage au-dessus de l'esthétique généraliste (1 877 € au coefficient 160, 1 917 € au coefficient 180), mais en dessous du référent technique (2 072 €) et de l'encadrement (2 300 € puis 2 834 €). C'est une position de technicien qualifié, ce que la réalité du poste confirme.
Ce chiffre est un PLANCHER de branche, pas un salaire de marché. Sur les corners et en parfumerie, la part variable pèse souvent lourd : primes sur vente, challenges de marque, objectifs de gamme. Une offre à 1 995 € fixes avec un variable structuré n'est pas comparable à une offre au même fixe sans variable, et c'est la première question à poser.
Ce que la grille ne couvre pas : le maquillage artistique. Aucune de nos sources conventionnelles ne le chiffre, et transposer le coefficient 200 à un plateau de tournage serait faux. Nous ne publions pas de fourchette que nous ne pouvons pas sourcer.
Comment on y entre
Par l'esthétique, dans l'immense majorité des cas. Le CAP puis le BTS métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie constituent la voie normale, et le maquillage y est une spécialisation qui se construit ensuite, sur le terrain et par les formations de marque.
Les formations de marque, justement, sont un accélérateur réel et sous-estimé. Une Maison forme ses équipes à SA gamme, à ses textures, à son vocabulaire ; avoir été formée par l'une d'elles est une ligne qui parle immédiatement à la suivante.
Le book compte, mais pas celui qu'on croit. Pour un poste en Maison, une série de photos artistiques impressionne moins qu'une démonstration de maquillage de jour réussie sur des carnations et des âges variés, parce que c'est cela, le quotidien du poste.
Ce que regarde un recruteur
La capacité à maquiller VITE et bien. Sur un corner, une cliente accorde rarement plus de dix minutes, et le résultat doit tenir la lumière du magasin comme celle de la rue. C'est une contrainte technique précise, et elle se travaille.
L'aisance à conseiller sans imposer. Le maquillage touche à l'image que quelqu'un se fait de soi : une recommandation trop appuyée est vécue comme un jugement, et se solde par une non-vente doublée d'une mauvaise expérience.
La connaissance des carnations et des textures, enfin : le seul domaine où l'approximation se voit instantanément, sur le visage de la cliente, devant elle.
Questions fréquentes
Quel est le salaire d'une maquilleuse en 2026 ?
La convention de l'esthétique, cosmétique et parfumerie (IDCC 3032) est la seule à nommer ce métier dans sa grille : le coefficient 200 vise explicitement le poste, à 1 995 € bruts mensuels minimum depuis le 1er juin 2026. C'est un plancher de branche, valable pour la beauté en institut, parfumerie ou Maison, hors part variable, souvent lourde sur les corners. Le maquillage artistique relève d'autres branches et aucune source conventionnelle ne le chiffre.
Comment devenir maquilleuse en parfumerie ou chez une Maison ?
Par l'esthétique, dans l'immense majorité des cas : le CAP puis le BTS métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie, le maquillage se construisant ensuite comme spécialisation, sur le terrain et par les formations de marque, un accélérateur réel et sous-estimé. Pour un poste en Maison, une démonstration de maquillage de jour réussie sur des carnations et des âges variés pèse plus qu'un book artistique.
Maquilleuse de beauté et maquilleuse artistique : quelle différence ?
La maquilleuse de beauté exerce en parfumerie, en institut, sur un corner ou en boutique de Maison : le maquillage y est un service à finalité commerciale, et la relation client compte autant que la main. La maquilleuse artistique travaille sur les tournages, les défilés et les shootings, le plus souvent en intermittence ou en indépendante. Les chiffres de l'une ne décrivent pas le travail de l'autre.