Kering a présenté lundi, au Palazzo Medici Riccardi à Florence, une plateforme collaborative baptisée Water Resilience Lab : Arno Basin, développée avec l'organisation environnementale Conservation International et Etifor, société de conseil en durabilité issue de l'université de Padoue. L'annonce s'inscrit dans les commémorations du 60e anniversaire de la crue de l'Arno qui avait frappé Florence en 1966.
Le Lab vise à régénérer et reconstituer le bassin pour atteindre une résilience durable face aux risques hydriques. Sa feuille de route repose sur une analyse scientifique menée par Etifor avec les départements DAGRI et DICEA de l'université de Florence en 2025. Six sites prioritaires ont été sélectionnés comme première unité de projets de restauration basés sur la nature: Villa Petriolo, Ombrone-Bisenzio, Altopascio-Lake Sibolla, Pisa-Era Basin, Usciana-Pescia River et Arezzo-Chiana Valley. Ces projets ont déjà démarré sur le terrain.
Un enjeu climatique chiffré
L'initiative répond à des risques documentés pour la région toscane. D'ici 2030, celle-ci devrait connaître plus de 50 jours de stress thermique par an. Selon les données de l'Institut régional de planification économique de Toscane (IRPET), citées par WWD, les inondations de 2023 avaient déjà causé des dommages estimés à 1,89 milliard d'euros.
« Aucune entreprise ou acteur, quelle que soit sa taille ou son influence, ne peut, seul, relever les défis posés par le changement climatique, la perte de nature et le risque hydrique », a déclaré Marie-Claire Daveu, directrice développement durable et affaires institutionnelles chez Kering, selon des propos rapportés par WWD. Elle a ajouté que s'unir aux institutions publiques, à la communauté scientifique et aux partenaires industriels du bassin de l'Arno constituait « un investissement stratégique » pour assurer la continuité de la chaîne de valeur du groupe, son ambition étant de faire de l'Arno « un exemple de référence reproductible à l'échelle mondiale ».
LVMH, Burberry et Generali déjà engagés
Selon WWD, LVMH serait la première entreprise à rejoindre le Lab au plus haut niveau, aux côtés de Burberry et d'Assicurazioni Generali. Hélène Valade, directrice du développement environnemental du groupe LVMH, a estimé que cette adhésion illustrait « la conviction » du groupe qu'une « approche territoriale collaborative et ancrée » était nécessaire pour préserver les écosystèmes et renforcer la résilience face aux événements extrêmes. Elle a également indiqué que l'initiative faisait écho aux ambitions de la stratégie environnementale « LIFE 360 » de LVMH, en unissant action collective, innovation scientifique et régénération des écosystèmes.
Au cours des douze derniers mois, le Lab a déjà réuni institutions publiques et privées, entreprises, monde académique, communauté scientifique et acteurs financiers.



