Selon FashionUnited France, Kering nommerait Charlotte Fournet à la direction générale de Pomellato et Krizia Cucurachi à celle de DoDo. Les deux dirigeantes prendraient leurs fonctions le 15 septembre.

Ces nominations interviennent après la réorganisation menée en mars, lorsque Kering avait regroupé Boucheron, Pomellato, DoDo et Qeelin au sein d'une même entité, Kering Jewelry, dirigée par Jean-Marc Duplaix. Directeur des opérations du groupe, ce dernier est désormais CEO de Kering Jewelry, et les deux nouvelles directrices générales lui seraient directement rattachées. Le groupe y a également intégré ses capacités industrielles, notamment Raselli Franco Group, appelé à jouer un rôle central.

Charlotte Fournet a rejoint Saint Laurent en 2014, puis Gucci en 2019 et Bottega Veneta en 2020, où elle occupait le poste de directrice du merchandising des collections. Kering souligne sa volonté de « faire émerger en interne une nouvelle génération de dirigeants ».

Une division qui tire la croissance du groupe

Au premier semestre 2026, Kering Jewelry a réalisé 521 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec une marge opérationnelle courante de 6,2 %, contre 3,5 % un an plus tôt. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires avait atteint un niveau record de 269 millions d'euros, en hausse de 22 % en comparable ; au deuxième trimestre, la dynamique s'est poursuivie avec 252 millions d'euros et une progression de 18 % en comparable. Sur six mois, Kering Jewelry affiche donc une croissance de 20 %, quand le chiffre d'affaires total du groupe n'augmente que de 1 % en comparable.

Boucheron a atteint des niveaux records au deuxième trimestre, soutenue notamment par le Japon et l'Asie-Pacifique et par le lancement de Quatre XS. DoDo, elle, a connu un deuxième trimestre plus difficile après une base de comparaison élevée. La marge opérationnelle de Kering Jewelry a gagné 2,7 points sur un an, mais reste très inférieure à celle de Kering Eyewear, qui atteint 23 %.

Ces résultats interviennent alors que Gucci reste en baisse de 5 % en comparable au premier semestre, malgré une amélioration séquentielle, et que le segment Fashion & Leather Goods recule encore de 1 %. Face au passage à vide de sa mode, le groupe abat sa carte joaillière et impose une gestion intégrée à ses Maisons de bijoux.