J.Lindeberg a transféré l'intégralité de sa base fournisseurs vers ProductDNA Certificate Manager, la plateforme de traçabilité de Trimco Group, selon FashionUnited UK. Ce déploiement vise à préparer la marque suédoise de sportswear et lifestyle aux nouvelles réglementations textiles européennes.

Le mouvement répond à l'Ecodesign for Sustainable Products Regulation (ESPR), qui introduit un passeport numérique produit (Digital Product Passport, DPP) obligatoire pour les produits textiles. Les exigences détaillées pour les textiles restent à fixer, mais devraient couvrir la composition en fibres, le contenu recyclé, la conformité chimique et la traçabilité de la chaîne d'approvisionnement.

Ce déploiement complet prolongerait un partenariat qui durerait depuis environ 20 ans, au cours duquel Trimco Group aurait produit les étiquettes d'entretien, les cartes volantes et les emballages de J.Lindeberg, selon FashionUnited UK. Camilla Mjelde, sustainability and C&C director chez Trimco Group, a indiqué que son entreprise avait initialement construit ProductDNA pour la traçabilité dans sa propre chaîne d'approvisionnement.

Un projet testé avant généralisation

Avant l'intégration complète, les deux entreprises ont mené un projet pilote suivi d'une phase de révision, afin de tester les données, évaluer la préparation des fournisseurs et aligner le logiciel avec les règles européennes en évolution. Sofia Bothelius, chief product officer chez J.Lindeberg, a déclaré que « le projet pilote a permis de renforcer la collaboration avec nos fournisseurs et de s'assurer qu'ils disposaient des bons outils pour délivrer ce dont nous avions besoin pour que le système fonctionne ».

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La plateforme collecte les certificats fournisseurs et des données telles que la composition en fibres, le contenu recyclé et la conformité chimique, signale les documents manquants ou incohérents, et relie ces informations aux commandes et produits de la marque. Les entreprises cartographient désormais les fournisseurs et relient certificats et audits d'usine aux produits et commandes spécifiques auxquels ils se rapportent.

Pour Camilla Mjelde, ce travail illustre un enjeu plus large pour le secteur : « la plupart des marques sont sur le point de faire face à la tâche que J.Lindeberg a entamée tôt ». Elle a ajouté que « le travail sur les données est bien plus facile lorsqu'il est confié à un partenaire déjà profondément intégré dans la chaîne d'approvisionnement ».

La suite

Les deux entreprises décrivent ce déploiement comme un projet continu, qui sera adapté à mesure que les réglementations européennes évoluent.