Le site de vente en ligne Rakuten, anciennement PriceMinister, va cesser ses activités le 1er octobre, selon BFM Business. La recherche d'un repreneur, imposée par la loi Florange qui oblige un employeur à chercher une solution avant toute fermeture, n'a pas abouti. Quelque 180 salariés sont concernés par cette fermeture.

Rakuten France, filiale française de l'entreprise japonaise créée en 1997, avait acquis PriceMinister en 2010. La plateforme fonctionne comme une marketplace dédiée aux vendeurs tiers, proposant appareils électroniques, électroménager, jouets, vêtements ou mobilier. Elle fermera aussi en Espagne, les deux pays partageant la même structure.

En juillet, la filiale française avait déclaré que "malgré les efforts déployés par le groupe pour mener à bien une cession de l'activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n'ont pas permis d'aboutir à une solution viable". La direction affirme qu'aucune offre ne remplissait les trois critères fixés, à savoir la "préservation des emplois", les "conditions financières de l'offre" et la "capacité (...) à assurer la pérennité de l'activité à long terme".

Parmi les candidats évincés figurait l'e-commerçant français Pixmania, qui s'était positionné comme repreneur. Son projet était censé "sauver plusieurs dizaines d'emplois". Le CSE a toutefois rendu, comme la direction, un avis négatif sur ces propositions. Pixmania s'est dit "extrêmement" déçu "de ne pas avoir pu préserver" une activité représentant "plus de 2.500 vendeurs" et "plus de 400 millions d'euros de volume d'affaires".

Un déclin structurel

Le nombre de clients du site a baissé de 33% en dix ans, et son trafic a reculé de 42% sur la même période. Ce recul contraste avec la puissance du groupe japonais, présent dans 30 pays, également actif dans les télécommunications et la publicité, pour un chiffre d'affaires de plus de 11 milliards d'euros selon son site internet.