Une cyberattaque viserait les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss, provoquant le dérèglement des installations de plusieurs supermarchés français, rapporte ICI Loire Océan. Les enseignes concernées constatent depuis ce lundi 12 octobre des dysfonctionnements sur leurs rayons frais et surgelés.
Selon les chiffres communiqués à BFMTV, 300 magasins Intermarché et Netto ont été touchés par l'incident. Du côté de la Coopérative U, moins d'une centaine de magasins seraient concernés. D'après BFM Business, les pirates auraient détourné la fonction de dégivrage des installations en imposant à distance une consigne de température de 50 degrés.
Des dégâts inégaux selon les magasins
Le centre Leclerc Atlantis, situé à Saint-Herblain, près de Nantes, figure parmi les établissements touchés. Plusieurs magasins U sont également concernés, notamment l'Hyper U de Vallet, dans le Vignoble nantais, et le Super U de Saint-Sébastien-sur-Loire, où seul le rayon des surgelés a été affecté. Un magasin Intermarché situé à Saint-Sébastien-sur-Loire a lui aussi subi les conséquences de l'attaque.
Les établissements touchés doivent vider leurs équipements frigorifiques, faire constater les dégâts par un commissaire de justice et jeter les marchandises devenues impropres à la vente. Dans certains magasins, les produits frais et surgelés ont dû être intégralement jetés. Le Leclerc de Saint-Brevin-les-Pins indique que « beaucoup de choses sont à jeter » et précise que son rayon frais ne pourra pas rouvrir normalement avant ce mardi 13 octobre.
Un coût qui pourrait se chiffrer en millions d'euros
Selon une source du secteur citée par BFM Business, les pertes liées à la cyberattaque pourraient atteindre plusieurs millions d'euros à l'échelle nationale.
L'Hyper U de Vallet devait ainsi être réapprovisionné dès lundi après-midi, selon ICI Loire Océan.



